Mission Élection Présidentielle Cote d’Ivoire Oct 2015

Groupe de contact et de Médiation de haut niveau Du 18 au 28 octobre 2015 à Abidjan

Contexte

Le processus de construction de tout système politique nécessite une approche holistique, inclusive afin que chaque partie prenante puisse, de manière qualitative, participer à l’instauration du système, à sa durabilité et à son animation. Dans le projet démocratique, plusieurs acteurs ont fait intrusion, occupant par conséquent des positions importantes, essentielles, fort de la preuve de leur utilité. En effet, suite à la dernière vague de démocratisation, la société civile s’est transmuée, présentant une configuration à la hauteur des enjeux qui s’imposaient.

Espace se structurant hors de l’Etat et cherchant, opportunément à intervenir et souvent à empiéter dans des prérogatives revenant originellement à l’Etat, la société civile reste un acteur de plus en plus important dans les dynamiques politiques aussi bien exogènes qu’endogènes. En réalité, la société civile africaine tire sa légitimité tant des limites objectives présentées par les Etats, mais aussi de cette volonté fortement affichée et assumée par les acteurs dans l’élaboration des politiques publiques, le rôle de veille et d’alerte que cette société civile joue dans presque tous les domaines et relativement aux politiques publiques mises en œuvre. C’est d’ailleurs fort de ce constat et de la contribution effective de la société civile dans les politiques publiques qu’elle est aujourd‘hui perçue comme s’insérant légitimement dans les dynamiques de « co production » ou de « co supervision des politiques publiques.

Le projet démocratique n’échappe nullement à cette réalité d’une société civile co productrice de politiques publiques, jouant également un rôle de veille et d’alerte. L’élection, restant un instant majeur dans la trajectoire politique de tout Etat aspirant à une démocratie, il est important que les instances en charge de la gestion et de l’organisation du processus se dotent des moyens utiles à la hauteur des finalités visées.

Par ailleurs, une élection est un instant de renforcement ou de renouvellement d’une légitimité légale rationnelle. Sous ce rapport, la société civile reste un acteur de taille car pouvant participer à crédibiliser, à rendre transparent, à vulgariser tout processus électoral. En effet, par l’observation et le monitoring d’une ou de plusieurs phases du processus électoral, la société civile vient en appoint à l’Etat et sert d’interface, de courroie de transmission, de moyen de légitimation du processus électoral, si tant est que les actions gravitant autour de cette observation et de ce monitoring sont réalisées de manière professionnelle et répondent aux normes et standard internationaux.

Il convient de reconnaître qu’au fil du temps, la société civile africaine s’est professionnalisée et a renforcé ses capacités, initiant des programmes de recherche et d’actions, adhérant à des mouvements touchant aussi bien au local qu’au global, etc.

Dans la confection de l’agenda politique des Etats, la société civile est aujourd’hui partie prenante, notamment pour ce qui s’agit des processus électoraux en Afrique. Elle participe, à travers les actions de monitoring et d’observation, à renforcer l’intégrité des processus électoraux, à renforcer la confiance des citoyens grâce à la vigilance et à la veille citoyenne.

Toutefois, face au foisonnement des organisations de la société civile intervenant sur les questions électorales de manière directe ou indirecte et face à la sollicitation des partenaires techniques et financiers accompagnant ces OSC, selon leurs thématiques d’intervention et leurs plans stratégiques, il est à noter souvent des redondances dans les interventions diverses sur le processus électoral, rendant ainsi inefficientes, souvent inefficaces les actions initiées avec un impact faible sur les processus électoraux observés.

D’un point de vue plus spécifique, la Côte d’Ivoire s’achemine vers une élection qui marque un tournant important de son histoire politique, à la suite de la crise post électorale vécue en 2010. Des sauts qualitatifs, émanant de toutes les parties prenantes (Etat, partis politiques, société civile, etc.) sont notés. Cette élection sera le baromètre à l’aune duquel tous les efforts consentis allant dans le sens de renforcer les acquis démocratiques seront jaugés.

Objectif global

Mobiliser un Groupe de contact et de médiation de haut niveau d’éminentes personnalités de l’Afrique dans la dynamique de la pacification de l’élection présidentielle 2015 en Côte d’Ivoire

Objectifs spécifiques

  • Mettre à profit les compétences avérées dans la médiation et la facilitation des membres du Groupe de contact afin d’accompagner la Structure de veille grâce aux informations produites et qui seront mises à leur disposition.
  • Instaurer une instance de médiation, de facilitation et de dialogue politique, pour, au besoin, pacifier le contexte électoral et post électoral ivoirien.

Profils des membres du Groupe de contact

1ère rencontre comite de pilotage plateforme de veille et groupe de contact . Élection présidentielle cote d ivoire 24 octobre 2015 (6)

  • Anciens chefs d’Etat
  • Anciens Premiers ministres
  • Anciens ministres
  • Anciens ambassadeurs
  • Eminentes personnalités de la société civile ivoirienne

 

Durée : Du 18 au 28 octobre 2015

Composition :

4 membres internationaux

3 membres nationaux

Calendrier indicatif d’activités

 

Jour 22 23 24 25 26 27 28
Activités              
Rencontres avec la Plateforme de Veille  
Rencontres avec les parties prenantes processus électoral
Participation Déclaration de Mise en Place de la Structure de Veille
Participation Opérationnalisation Structure de veille
Observation du scrutin
Participation Structure de veille
Préparation Déclaration provisoire et Actions de Veille
Participation Déclaration provisoire
Débriefing et Retour

 

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