Journee de formation sur la 1325 et suivante

Formation et Sensibilisation des Membres du REPSFECO Sénégal et du Groupe de Travail Femmes, Paix et Sécurité Afrique de l’Ouest sur la Res 1325 et suivante du système des Nations Unies

CONTEXTE ET JUSTIFICATION

Les années 1990-2000 ont été caractérisées en Afrique de l’Ouest par une multiplication des conflits politiques et  armés, sources de menaces pour la paix et la sécurité. La Guinée Bissau, le Liberia et la Sierra Léone ont connu d’effroyables guerres civiles à la suite d’élections ; le Mali continue à vivre la rébellion Touareg où se sont immiscés les groupes armés locaux ANSAR DIN et le MUJAO et les groupes sous-régionaux comme ACQMI au Maghreb et d’autres sous groupes. Plus récemment, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Burkina Faso ont connu de graves violences intercommunautaires, en particulier avant, pendant et après les périodes électorales.

La dimension trans-étatique est un des traits les plus marquants de ces conflits Ouest-africains. En effet, pour la plupart, alors qu’ils commencent sous la forme de conflits internes, ils s’étendent et se propagent rapidement, par différents jeux de relations, aux états voisins, donnant ainsi un caractère régional aux crises.

Par ailleurs, on constate une accalmie dans la sous région ces dernières années, hormis le Burkina Faso qui a connu des troubles politiques avec l’éviction du président Campaore et la mise en place d’un gouvernement de transition secoué par un coup d’état qui n’a pas pu empêcher l’organisation d’élections libres et démocratiques dans les délais fixés par la communauté internationale.

Ces conflits connaissent maintenant un nouveau visage et ont tendance à s’intensifier au niveau de plusieurs pays. Ils ouvrent ainsi la porte au fondamentalisme et l’extrémisme religieux et qui ont récemment touché  particulièrement le Nigeria avec Bokko Haram qui a ses racines au Cameroun, au Niger, au Tchad. Nous avons encore en mémoire l’enlèvement des 200 filles de Sheebok qui restent introuvables. Plus récemment, le Burkina Faso bien que n’étant pas un pays à majorité musulmane, a été violemment attaqué par le mouvement Acqmi venant du Mali qui a une frontière commune avec ce dernier.

Ces troubles politico-religieux n’ont pas épargné l’Afrique l’Est et la corne de l’Afrique avec les attentats de Dar es salam en Tanzanie, ceux de Nairobi au Kenya, Djibouti et la Somalie entre autres. En Afrique du nord, l’Egypte, la Libye, la Tunisie où le printemps arabe est né ne sont pas en reste. En effet, les pays du Maghreb ont été également éprouvés sérieusement.

Il est clair que dans ces situations, les femmes et les jeunes constituent les cibles les plus vulnérables : ils sont victimes d’enlèvements, de violences sexuelles, d’exploitation en tout genre et de nos jours ils sont utilisés comme des porteurs de ceinture d’explosifs pour commettre des attentats meurtriers. Cet état de fait n’a pas épargné la toute puissante USA avec les attentats du 11 septembre 2001 et l’Europe également avec les vagues d’attentats en Belgique et récemment en France avec ceux du 13 novembre 2015.

Le développement des organisations terroristes et criminelles pose problème aux autorités africaines concernées. Pour y faire face, nos états, à eux seuls, ne disposent pas de ressources suffisantes. En effet, les groupes criminels deviennent de plus en plus nombreux, puissants et peuvent attirer des jeunes désespérés à la recherche de meilleures conditions de vie.

Cet état de fait n’a pas épargné, le Sénégal confronté, depuis plus d’un quart de siècle à des problèmes de sécurité nés du conflit en Casamance au Sud du pays, avec ses cortèges d’attaques sporadiques qui impactent dangereusement sur la vie des populations. Aussi, la Casamance n’est pas à l’abri de la circulation des armes légères, de la drogue et des violences souvent marquées par des agressions sexuelles, la dislocation des familles et par la porosité des frontières, ni à l’abri d’actions terroristes.

Pour promouvoir la participation et l’implication des femmes dans la gestion et résolution des conflits, il est clair que la Résolution 1325 est l’outil le plus approprié. En effet, elle reste, sans aucun doute, l’une des initiatives ayant marqué de son empreinte l’histoire de la prise en charge des conditions de vie des femmes et des filles dans les conflits armés ainsi que celle de leur protection; elle met aussi en exergue leur rôle stratégique dans l’ensemble des processus de maintien de la paix et de reconstruction nationale. Cela signifie que, si la lettre et le fond de cette Résolution sont compris par les différents acteurs concernés, les besoins essentiels des femmes et des filles sont pris en compte en période de conflit et d’après conflit. Elle est aussi à étudier et à analyser en relation avec d’autres résolutions, toutes aussi importantes qu’elle car elles adressent les besoins de protection des groupes vulnérables (femmes, filles et enfants en particulier). Il s’agit des Résolutions 1314 (2000), 1379 (2001), 1460 (2003), 61/143 (2007), 1820 (2008), 1882 (2009), 1888 (2009), 1889 (2009), 2242 (2015), 2250(2016).

 

A cet effet, pour une meilleure compréhension des enjeux et défis autour de sa mise en œuvre effective et son utilisation par les acteurs porteurs de dynamiques de paix et de sécurité que sont les membres de la cellule nationale du REPSFECO, ceux du Groupe de Travail Femmes Paix et Sécurité et un réel succès des efforts dépendent, pour une large part, des capacités de celles-ci à initier et développer des actions significatives, il est clair que cela se traduit naturellement par un programme de renforcement des capacités. C’est dans ce cadre que s’inscrit l’action du REPSFECO régional à travers sa branche sénégalaise à travers l’organisation d’une journée d’information et de sensibilisation sur les objectifs et indicateurs de ladite Résolution.

OBJECTIFS

Renforcer les capacités des membres du REPSFECO et du GTFPS/AO pour une meilleure prise en compte des dispositions de la 1325 dans leurs missions et interventions de tous les jours.

Spécifiquement, il s’agit de :

  • Donner aux membres du REPSFECO et du GTFPS/AO les dispositions contenues dans la 1325
  • Former les membres du REPSFECO et du GTFPS/AO sur l’utilisation et l’application des objectifs et indicateurs de la 1325 dans leurs missions et interventions de tous les jours
  • Promouvoir l’appropriation des dispositions de la 1325 chez les membres du REPSFECO et du GTFPS/AO

RESULTATS ATTENDUS

  • Les capacités des membres du REPSFECO et du GTFPS/AO sont renforcées et améliorées,
  • Les dispositions des Résolutions 1325, 1820, 2242 et 2250 du CSNU sont mieux connues et compris par les membres du REPSFECO et du GTFPS/AO qui encadrent les populations,

METHODOLOGIE

Le bureau du REPSFECO propose d’organiser une journée d’information et de sensibilisation sur les dispositions de la Rés.1325(2000) en vue de mieux faire comprendre à ses membres et aux membres du GTFPS/AO les dispositions y relatives. Il s’agira d’une session plénière de présentation de l’ensemble des 18 objectifs et 26 indicateurs de la 1325 durant la matinée et du rôle des parties prenantes dans son application effective lors de la matinée et qui sera suivi d’échanges et de débats durant l’après midi.

Thème 1: Introduction Générale à la Rés.1325 (2000) du CSNU (Signification)

Thème 2: Présentation des 18 objectifs et 26 indicateurs

Thème 3: Rôle des membres du REPSFECO et du GTFPS/AO dans la mise en œuvre de la 1325

Thème 4: les Résolutions 1314 (2000), 1379 (2001), 1460 (2003), 61/143 (2007), 1820 (2008), 1882 (2009), 1888 (2009), 1889 (2009), 2242 (2015), 2250(2016).

PARTICIPANTS

  • Bureau Exécutif du REPSFECO Sénégal
  • Membres du GTFPS/AO

DATE ET LIEU : 02 Mars 2016 (de 9heures à 17heures) au siège de AMLD (Ngor Diarama)

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