Présentation d’AMLD

Mise en place de l’Alliance pour la Migration le Leadership et le Développement.

Contexte et justification

Cette dernière décennie a été marquée sans aucun doute par l’émergence des phénomènes migratoires sur la scène internationale, non tant parce qu’ils sont nouveaux en eux même mais pour les trois principales raisons suivantes:

1.   Leur nature

Les plus récentes études rapportent la complexité des phénomènes migratoires: alliant, dans une relation particulièrement sensible Immigration et Emigration ; englobant dans des mouvements très erratiques de départ, de transit et une installation et /ou réinstallation se déroulant avec plus ou moins de succès. Qu’elles soient régulières ou irrégulières, les migrations préoccupent les gouvernements des pays d’accueil, de transit et d’origine ainsi que les organisations de la société civile et de défense des droits de l’homme.

Les migrations changent de nature selon les conditions suivant lesquelles  elles se réalisent et se construisent. Aujourd’hui, le processus migratoire a changé de visage, les pays qui, traditionnellement, étaient des pays d’immigration, ont vu leur population émigrer. Parallèlement, ceux qui avaient un rôle de transit, se sont eux transformés en pays d’accueil. Il est moins rare de voir un même pays rassembler les trois caractéristiques prépondérantes de la migration.

Les chiffres parlent également d’eux même. C’est ainsi que le nombre de migrants irréguliers dans le monde se situe aujourd’hui entre 20 et 30 millions de personnes. De même, alors qu’on dénombrait 26 millions de personnes déplacées internes réparties dans plus de 52 pays, de nos jours les chiffres s’élèvent à 24.5 millions pour la même zone géographique. Les chiffres sont tout aussi importants au niveau des réfugiés puisque leur nombre total a atteint un chiffre estimatif de 11,4 millions de personnes.

2.    Leur ampleur

Les phénomènes migratoires n’épargnent aucun pays, aucun continent. Les statiques sont révélateurs ; 210 millions de migrants, autrement dit 3% de la population mondiale, ou encore une personne sur 15 est concernée quelque soit son milieu, sa classe sociale, sa qualification Pour ne prendre que l’exemple des femmes les tendances actuelles montrent une augmentation importante de leur présence dans le processus migratoire 49.6% en 2007. La dynamique migratoire est complexe, suivant un rythme lié aux situations économiques et politiques.

3.   Leurs incidences et impacts sur le développement des pays d’origine, de transit et d’accueil ainsi que sur les migrants eux mêmes.

Les études conduites par l’OIM ainsi que par les autres organisations qui travaillent dans le domaine de la migration s’accordent à dire que les migrations influent aussi bien positivement que négativement sur le développement des pays d’origine, de transit et d’accueil des migrants. La question de la diaspora, par son expertise et ses contributions financières est apparue ces dernières années comme un enjeu pour le développement dont les politiques devraient tenir compte.

Aussi la question de l’intégration de la migration dans les stratégies nationales de développement est devenue incontournable. C’est pour cette raison que la modélisation économique dans la stratégie de lutte contre la pauvreté doit être aujourd’hui encouragée.

I.        Pourquoi l’Afrique?

En raison de ses besoins de toutes natures en termes de ressources pour construire son développement économique et social:

1.   Ressources humaines qualifiées, motivées et volontaires pour

 contribuer à l’œuvre de construction nationale et régionale.

La diaspora africaine dans le monde est estimée à plus de 30 millions de personnes. Au sein de celle-ci, les femmes méritent une attention particulière. Elles renferment en elles d’importantes ressources humaines qui peuvent contribuer à l’effort de développement national.

2.    Les flux monétaires

Les fonds envoyés par les migrants sont d’ores et déjà une contribution à l’économie de base de leur pays d’origine. Ces envois sont estimés à approximativement 40 millions de dollars et représentent environ 5% du PIB. Pour le seul continent africain, l’envoi annuel par migrant peut atteindre jusqu’à 1,200 dollars chaque année. Mais plus que la satisfaction des besoins quotidiens, ces flux monétaires pourraient contribuer aux investissements nationaux. Dans ce contexte, la question des investissements financiers dans l’économie des pays d’origine reste entière.

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