LA CAMPAGNE DES FLEURS

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Les Nations Unies annonçaient en octobre 2016, 3800 morts en mer Méditerranée, depuis le début de l’année. Et les récents naufrages aux larges des côtes libyennes ont malheureusement  augmenté ce nombre faisant de  2016 un nouveau triste record. Plus de dix mille hommes, femmes et enfants sont morts  ainsi en deux ans.  En comptant à partir de l’an 2000, l’Organisation Internationale pour les Migrations (OIM) a dénombré 22 000 migrants ayant péri à la suite du naufrage de leur embarcation dans cette mer- cimetière.  Un drame qui heurte nos consciences et nos cœurs sans que des solutions idoines n’y soient trouvées.

La migration est devenue un exercice dangereux, pour toute une partie de l’humanité.  Ces êtres humains classés de seconde zone qui n’ont plus le droit de circuler librement. Qui ne peuvent fuir les combats,  les balles et les bombes décimant leur famille. A qui on refuse l’exode après avoir vu leur bétail assoiffé succomber sous leurs yeux, leurs récoltes décimées, leurs activités de pêche et d’agriculture interdites suite à l’accaparement de leurs sols et de leurs eaux. Des populations qui vivent sous l’oppression de dirigeants corrompus, alliés d’un système économique qui les reconduit au pouvoir contre le gré de leurs citoyens.

Les migrants qui arrivent à s’installer dans certains pays sont quant à eux victimes d’expulsion collective. Ils sont de plus en plus arrêtés ; subissent des sévices corporels et morales et dans le pire des cas sont tués au détriment des droits internationaux et sous les yeux complices des dirigeants africains et de la communauté internationale.

Cette situation désespérée aurait dû amener la communauté internationale à renouveler nos valeurs de solidarité et de partage au détriment de l’égoïsme et de la course au profit. Hélas, les gouvernements au Nord comme au Sud y répondent par des politiques xénophobes,  contraires aux droits humains et par la  proclamation du délit de solidarité. Des lois ne cessent d’être adoptées pour faciliter la circulation des marchandises et de l’argent, encourageant l’évasion fiscale. Au même moment des êtres humains sont privés de mobilité à cause de règles strictes d’obtention de visa. La vie humaine en est venue à avoir moins de valeur qu’une bouteille de Coca Cola.

Convaincu que les politiques sécuritaires, xénophobes et de répression sont loin d’être la solution à la crise existentielle qui mine actuellement nos sociétés, les organisations membres de l’Observatoire Ouest Africain des Migrations pour le compte de la célébration, le 18 décembre, de la Journée Internationale des Migrants, lance « la Campagne des Fleurs ».

La Campagne des Fleurs vise à rendre hommage le 18 décembre à tous les migrants morts dans les mers, les océans, les déserts et aux frontières de part le monde.  En cette occasion l’Observatoire Ouest Africain des Migrations invite tous les citoyens épris de solidarité et de justice à rendre hommage aux migrants disparus par le jet d’une fleur dans un cours d’eau (rivière, lagune, fleuve, mer ou océan). Pour honorer également les migrants vivant à proximité de nos lieux d’habitation, nous vous convions à leur offrir une fleur ou un dessin de fleur afin de leur manifester votre estime.

Ensemble mobilisons nous contre les lois xénophobes et pour un monde de diversité.

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