Sous la pluie et dans le froid, évacuation d’une ampleur inédite des campements du nord de Paris

Les forces de l’ordre ont évacué ce jeudi à l’aube, deux campements de migrants situés porte de la Chapelle, dans le nord de Paris. Près de 1 200 personnes, dont de nombreuses familles, ont pu monter dans des bus vers des hébergements d’urgence. Près de 600 policiers étaient mobilisés. Le préfet de région, Michel Cadot, a déclaré que le retour des migrants dans le secteur ne serait pas possible. Une présence policière sur place s’assurera qu’aucun camp ne soit reformé.

Une importante opération d’évacuation de deux campements regroupant entre 600 et 1 200 migrants, dans le nord-est de Paris, a été lancée jeudi 7 novembre vers 4h30 du matin. Venus avec des valises, des poussettes, des sacs plastiques remplis de leurs effets personnels et de couvertures, des centaines de migrants ont patienté dans le froid, sur la grande esplanade de la porte de la Chapelle, en attendant d’être évacués vers des centres d’hébergement. La majorité des personnes sont de nationalité afghane, soudanaise, érythréenne, syrienne, mais certains d’entre eux disent aussi venir d’Europe de l’Est.  

La présence policière a été particulièrement importante : près de 600 policiers ont été mobilisés pour cette évacuation d’une ampleur inédite qui intervient au lendemain du plan Immigration présenté par le gouvernement – qui prévoit notamment une hausse des expulsions. La maire de Paris, Anne Hidalgo a fait le déplacement, ainsi que le préfet de région, Michel Cadot.

« C’est ma 6e… 7e évacuation… Je ne sais plus »

Dans ce contexte de durcissement de la rhétorique sur la politique migratoire, le gouvernement s’est engagé hier à évacuer les camps du nord-est parisien « avant la fin de l’année ». Un autre campement, qui se trouve vers la porte d’Aubervilliers, doit faire l’objet d’une prochaine opération similaire.

« C’est un fait nouveau, il y a aura un maintien de présence policière [dans le secteur] pour éviter la reconstitution de ces campements », a déclaré de son côté Michel Cadot, le préfet de région, dans un point presse improvisé porte de la Chapelle.

La préfecture a notamment jugé que les campements prenaient « trop d’ampleur » et qu’une « délinquance » s’y installait. La préfecture en veut pour preuve les 213 atteintes aux personnes répertoriées sur le « secteur » de la porte de la Chapelle depuis début 2019. Sans compter les « rixes entre migrants ».

Pour éviter que des camps ne se reforment, des forces mobiles doivent « tourner 24 heures sur 24 sur place », pour effectuer des contrôles d’identité et « placer en centre de rétention s’il le faut ». Le tout accompagné d’un « dispositif de vidéo-patrouilles, avec notamment quelques caméras tactiques spécifiquement prévues pour cette action ».

Source : https://www.infomigrants.net


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