TANA FORUM 2016

L’Afrique est l’arène de certains défis de sécurité insolubles du monde moderne. Il y a quatre vingts ans, quand les puissantes nations étaient sur le point de forger les décisions multilatérales et lois internationales, l’Empereur d’Ethiopie, Hailé Sélassié se tenait devant la Ligue des Nations et déclarait la catastrophe imminente qui pesait sur le monde si les principes de sécurité commune devaient être abandonnés. Depuis lors, l’Afrique a souvent été au-devant de la scène concernant les questions de paix et de sécurité internationales, et ses gouvernements et institutions sont aussi les champions et les gardiens de cette sécurité commune.

Journee de formation sur la 1325 et suivante

Les années 1990-2000 ont été caractérisées en Afrique de l’Ouest par une multiplication des conflits politiques et armés, sources de menaces pour la paix et la sécurité. La Guinée Bissau, le Liberia et la Sierra Léone ont connu d’effroyables guerres civiles à la suite d’élections ; le Mali continue à vivre la rébellion Touareg où se sont immiscés les groupes armés locaux ANSAR DIN et le MUJAO et les groupes sous-régionaux comme ACQMI au Maghreb et d’autres sous groupes. Plus récemment, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Burkina Faso ont connu de graves violences intercommunautaires, en particulier avant, pendant et après les périodes électorales.

ATELIER : SUR LES MENACES SÉCURITAIRES

 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES FEMMES ET DES JEUNES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

MENACE SÉCURITAIRE AU SÉNÉGAL

Contexte et Justification

Il est vrai que depuis le début des années 2000, les guerres sont en recul en Afrique. Le continent n’est plus cette terre de chaos et de violences brutales que certains journaux se plaisent encore à décrire : le niveau général de démocratie et de développement économique s’est amélioré et des mécanismes de résolution des conflits ont émergé, permettant une baisse régulière du nombre des conflits.IMG_0084

2013 aura tout de même été une année turbulente sur le continent, et les questions de sécurité ont souvent occupé une place centrale dans les réunions internationales. Quelles grandes tendances peut-on dégager ?

Depuis quelques années, la nature de la violence sur le continent a changé assez radicalement. La majorité des conflits ne sont plus des « grandes guerres » : ils n’ont plus pour enjeu le contrôle de l’État, mais se déroulent aux confins de l’État, dans des périphéries peu ou mal gouvernées. Dans une Afrique de plus en plus urbanisée, l’État a tendance à concentrer son attention et ses efforts de développement sur la capitale et les grands centres urbains.

La nature de la violence a changé, les acteurs de la violence ont également évolué au cours des dernières années. En 2003, les salafistes algériens du GSPC organisaient leur première prise d’otages au Sahel. Dix ans plus tard, leur action a fait des émules, les groupes se sont multipliés, et le phénomène du terrorisme, auparavant relativement inconnu du continent africain, est devenu une préoccupation centrale. Ces groupes sont à la fois internationaux et locaux : ils partagent l’idéologie du jihad et leurs militants collaborent régulièrement en profitant des difficultés des États africains à contrôler leurs frontières. Mais leur montée en puissance est aussi étroitement liée au problème des périIMG_0061phéries oubliées : Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et le MUJAO au Sahel, Ansaru et Boko Haram au nord du Nigéria, Al-Shabaab en Somalie, ont chacun profité de la faiblesse des États et d’un sentiment de marginalisation vis-à-vis du pouvoir central pour prendre pied dans ces régions périphériques et s’implanter dans le tissu social local. Ne voir en eux que des groupes étrangers aux connexions mondiales serait une erreur : ils auraient déjà été éliminés s’ils n’avaient pas trouvé un réel écho auprès des populations locales.

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Master II Femmes Paix Sécurité et Gestion des Conflits

Une insuffisance, voire une absence de ressources humaines disposant: d’une expertise avérée et capables d’accompagner le système des Nations Unies, les gouvernements, et leurs sociétés civiles.
Dans la mise en œuvre, l’évaluation et la reddition de compte de l’état d’avancement de l’application intégrée des textes pertinents englobant le triptyque : femmes, Paix sécurité et gestion des conflits.

Forum de Dakar

ATELIER 2 PROBLÉMATIQUES MIGRATOIRES AFRICAINES Résumé Le phénomène de migration vers l’Europe s’est accru ces derniers mois. Si de nombreux migrants africains sont originaires de zones de conflit (Somalie, Soudan, etc.), la croissance démographique et l’absence de perspectives économiques pour les jeunes diplômés représentent cependant les principaux facteurs de migration vers l’Europe. Mais la plupart des flux migratoires africains restent en réalité des migrations intra-africaines. Lorsque les pays d’accueil sont mal …

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Forum sur la Paix et la Securite 2015

Le Forum de Dakar sur la Paix et la Sécurité en Afrique s’inscrit cette année dans la durée après le succès de la première édition. Le Forum de Dakar réunira pendant deux jours des chefs d’Etat, des ministres et d’autres autorités politiques de premier plan, des représentants de l’Union africaine et des Communautés économiques régionales, des chefs d’état-major, des officiers et des hauts fonctionnaires, des chercheurs et universitaires africains, mais …

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Journée portes ouvertes Genre, Femmes, Paix et Sécurité

PLAN D’ACTION DE LA CEDEAO POUR LA MISE EN ŒUVRE DES RESOLUTIONS 1325 (2000) ET SUIVANTES DU CSNU SUR LES FEMMES, LA PAIX ET LA SECURITE

Cadre de l’évaluation du Plan d’Action Régionale
 Contexte et justification de l’évaluation

L’an 2000 est l’année qui consacre l’approbation par le Conseil de Sécurité des Nations Unies de la résolution 1325 (2000) sur les Femmes, la Paix et la Sécurité. Par cet acte de haute portée historique, le CSNU a voulu amener les gouvernements des Etats membres des NU, à reconnaitre les effets spécifiques directs et indirects des conflits armées sur les Femmes et les Filles ; mais aussi et surtout, les inviter à admettre l’importance et l’opportunité de la participation active des femmes à la prévention et à la résolution des conflits armés, ainsi que leur implication aux efforts de maintien de la paix et de reconstruction post- conflits ; si tant est qu’elles sont toujours parmi les victimes les plus vulnérables de ces crises .

Photo presidiumLe CSNU a aussi voulu, inviter les Etats à poser des actes allant dans le sens de la mise en œuvre effective des recommandations de la résolution, ce à l’effet d’accorder aux femmes le rôle qui leur revient de droit dans les dispositifs nationaux et internationaux de gestion des conflits armés.

La résolution 1325 (2000) est, de nos jours, devenue de fait, un outil clé dans le combat pour la prise en compte de la dimension genre dans les choix de politique des décideurs et la protection des femmes en particulier en situation de conflits. Ainsi, cet instrument, de haute portée préventive mais aussi outil de protection est devenu un instrument incontournable, pour avoir été consacrée, première résolution des CSNU, qui reconnait à la femme le droit d’être partie prenante, aussi bien à la prévention qu’à à la résolution des conflits armés. Comme tel, elle a ouvert la voie à d’autres résolutions qui s’inscrivent sur les mêmes objectifs. Il s’agit :

  • en 2008, de la résolution 1820 relative aux violences sexuelles contre les femmes et les filles en période de conflits armés
  • en 2009, la résolution 1888 portant création d’un représentant spécial du SG des NU pour le respect des engagements contre les violences faites aux femmes et aux filles en période de conflits armés ;
  • en 2009, la résolution ???? donnant mandat pour la surveillance et l’évaluation des initiatives des femmes pour la paix et la sécurité ;
  • en 2010, la résolution 1960 portant renforcement des engagements pour les résolutions précédentes ;
  • en 2013, les résolutions 2016 et 2122 relatives à la mise à disposition des données qualitatives et quantitatives et des travaux d’analyse sur les effets des conflits sur les femmes, leur contribution au processus de consolidation de la paix et le degré de prise en compte du genre dans le processus de pacification et de gestion des conflits.

Pour une mise en œuvre efficace, à grande échelle des résolutions 1325 (2000) et 1820 (2008), le CSNU s’est doté d’un Plan d’Action afin que chaque Etat puisse disposer d’un instrument qui lui permette, au travers la contribution des femmes, de participer activement, au renforcement des mécanismes nationaux et internationaux de gestion des conflits et de leurs retombées sur les couches sociales vulnérables. Dans ce sens, le CSNU a été suivi en cela par l’UA et les 192 Etats membres des NU ont été invités à traduire le plan en actions opérationnelles dans le cadre de de Plan d’Action National (PAN) visant plus particulièrement la protection efficace des femmes et des filles qui constituent un des segments des populations les plus exposés en particulier en période de conflits.

S’inscrivant sur cette même dynamique, la Région Ouest africaine, au travers l’UNOWA, l’ONU-Femmes, le Centre de la CEDEAO pour le DéveloppemIMG_1165ent du Genre (CCDG), l’Union du Fleuve Mano (UFM) et leurs partenaires, ont mis en place, àIMG_1172 partir de 2009, des modalités et dispositifs favorisant l’implication des femmes au processus de prise de décision en matière de paix et de sécurité. Ils ont également mis en place, en avril 2009, le Groupe de Travail, Femmes, Paix et Sécurité, une plateforme régionale chargée du suivi, d’échange et de coordination des actions des différents acteurs dans la sous-région.

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Conférence en Côte d’Ivoire

  Thème « Femmes, Leadership et Sécurité » en Côte d’Ivoire : La participation de la femme dans la prise de décision en Afrique de l’Ouest. – Juin 2015

Objectif : renforcer les capacités des femmes leaders et les sensibiliser sur l’importance et la prise en compte du genre dans le secteur de la sécurité afin qu’elles puissent pleinement jouer leur rôle de leader dans le cadre du processus de réforme du secteur de la société en Côte d’Ivoire.

Dans le cadre de l’un de ses principaux objectifs qui est d’accompagner le processus d’intégration de l’égalité femme – homme dans les différents programmes gouvernementaux et non gouvernementaux du continent Africain,

AMLD a présenté les deux études qu’elle a réalisées sur et les deux études ont été transmises à l’ONUCI.:

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Atelier de Consultation

 les Acteurs de la Société Civile sur l’alerte précoce – CEDEAO – Abidjan Juin 2015 A l’heure où le reste du monde fait face aux défis du développement durable, le continent Africain en général et la région ouest africaine en particulier connaissent une instabilité regrettable. On observe de plus en plus l’existence de mouvements armés liés à une recrudescence des conflits, au niveau national comme au niveau régional, affectant ainsi …

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LA RES 1325 DU SYSTEME DES NATIONS UNIES ?

Histoire de la 1325 au Sénégal – Avril 2015

Les années 1990-2000 ont constitué un tournant dans les relations internationales: relations entre Etats, relations entre les peuples, les ethnies, les communautés religieuses, entre les sociétés civiles, relations entre les deux grands systèmes sociaux et politiques en compétition durant le XXème siècle. Les événements les plus marquants de cette période dans les relations militaires, économiques, politiques, sociales ont été les guerres du Golf, les génocides dans les Balkans, et au Rwanda, les conflits armés et leur cortège de populations déplacées et vulnérables. L’Organisation des Nations Unies (ONU) qui s’est spécifiquement intéressée aux femmes, a alimenté la réflexion, financé et conduit un ensemble d’actions concertées sur le terrain. C’est dans cet esprit que s’inscrit l’organisation d’espaces internationaux de débats avec comme points culminants les conférences mondiales sur les femmes: Mexico 1975, Copenhague 1980, Nairobi 1985 et Beijing 1995. Des Conférences mondiales, intenses durant les années 90, ont abouti à l’élaboration de calendriers d’actions spécifiques, relatifs au développement durable et équitable pour le siècle suivant. Parmi les manifestations les plus significatives, nous pouvons citer, entre autres:

  • Le Sommet de l’Enfance à New York (1990),
  • La Conférences sur les Droits de l’Homme à Vienne (1993),
  • La Conférence du Caire sur la Population en 1994,
  • Les Conférences régionales préparatoires de Pékin en 1994,
  • La Conférence Mondiale sur les femmes à Pékin en 1995,
  • Le Sommet Mondial sur le Développement Durable à Johannesburg (2000), Etc.

Toutes ces rencontres ont abouti à la formulation de recommandations ambitieuses et audacieuses visant l’égalité sociale, l’équité, la justice, le développement et la paix pour tout le Genre Humain. Dans cette mouvance, l’Afrique n’a pas été en reste:

  • L’Union Africaine (UA) : L’adoption par l’Union africaine (UA) du Protocole relatif aux droits des femmes en Afrique est un pas important dans le cadre des efforts faits pour promouvoir et assurer le respect des droits des femmes africaines. Adopté le 11 juillet 2003, lors du second sommet de l’Union africaine à Maputo, au Mozambique, le Protocole dit de Maputo, exige aux gouvernements africains l’élimination de toutes les formes de discrimination et de violence à l’égard des femmes en Afrique et la mise en œuvre d’une politique d’égalité entre hommes et femmes. Il engage également les gouvernements africains qui ne l’ont pas déjà fait à inclure dans leur constitution nationale et autres instruments législatifs ces principes fondamentaux et à veiller à leur application effective.

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