CHRONIQUE DU JOUR FORUM DE DAKAR SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ EN AFRIQUE

le radicalisme qui souffle dans certains milieux sociaux. Le forum international sur la paix et la sécurité lui a servi de tribune pour tirer la sonnette d’alarme sur la menace qui pèse. La situation est grave car elle pèse sur l’explosion démographique, en énumérant le faible taux de scolarisation surtout dans les banlieues.

FORUM DE DAKAR SUR LA PAIX ET LA SÉCURITÉ EN AFRIQUE

Le forum de cette année est meilleur par rapport au fond et à la méthodologie de partage d’expérience. Ce que je retiens de la journée d’hier c’est qu’elle a été très riche en société, phénomènes de société… Comment le terrorisme, le djihadisme est en train de pénétrer la plupart de nos régions géographiques, comment le djihadisme est en train de changer la mentalité de nos jeunes, de nos femmes. Elles sont présentes de plus en plus.

Groupe FPSAO Mission en Guinee

Les acteurs clés de la vie publique s’engagent pour renforcer la participation des femmes dans les instances de prise de décisions.
A l’initiative de la représentation pays du Groupe de travail Femmes Paix et Sécurité en Afrique de l’Ouest, une rencontre de plaidoyer s’est tenue ce mercredi, 03 Août 2016, au Ministère de la Défense, sous la présidence du Ministre d’Etat à la Présidence, chargé de la Défense nationale.

TANA FORUM

Le Forum de haut niveau de Tana sur la Sécurité en Afrique est un évènement

annuel qui offre à un groupe de choix de dirigeants de tous les secteurs de la s ociété un cadre propice pour examiner et débattre de la problématique de la paix et de la sécurité auxquels fait face le continent africain. Le Forum est une initiative indépendante de l’Institut d’Etudes sur la Paix et la Sécurité (IPSS) de l’Université d’Addis-Abeba et d’éminentes personnalités africaines, notamment du défunt Premier ministre, Meles Zenawi.

TANA FORUM 2016

L’Afrique est l’arène de certains défis de sécurité insolubles du monde moderne. Il y a quatre vingts ans, quand les puissantes nations étaient sur le point de forger les décisions multilatérales et lois internationales, l’Empereur d’Ethiopie, Hailé Sélassié se tenait devant la Ligue des Nations et déclarait la catastrophe imminente qui pesait sur le monde si les principes de sécurité commune devaient être abandonnés. Depuis lors, l’Afrique a souvent été au-devant de la scène concernant les questions de paix et de sécurité internationales, et ses gouvernements et institutions sont aussi les champions et les gardiens de cette sécurité commune.

Journee de formation sur la 1325 et suivante

Les années 1990-2000 ont été caractérisées en Afrique de l’Ouest par une multiplication des conflits politiques et armés, sources de menaces pour la paix et la sécurité. La Guinée Bissau, le Liberia et la Sierra Léone ont connu d’effroyables guerres civiles à la suite d’élections ; le Mali continue à vivre la rébellion Touareg où se sont immiscés les groupes armés locaux ANSAR DIN et le MUJAO et les groupes sous-régionaux comme ACQMI au Maghreb et d’autres sous groupes. Plus récemment, la Guinée, la Côte d’Ivoire, le Nigeria et le Burkina Faso ont connu de graves violences intercommunautaires, en particulier avant, pendant et après les périodes électorales.

ATELIER : SUR LES MENACES SÉCURITAIRES

 RENFORCEMENT DES CAPACITÉS DES FEMMES ET DES JEUNES DE LA SOCIÉTÉ CIVILE

MENACE SÉCURITAIRE AU SÉNÉGAL

Contexte et Justification

Il est vrai que depuis le début des années 2000, les guerres sont en recul en Afrique. Le continent n’est plus cette terre de chaos et de violences brutales que certains journaux se plaisent encore à décrire : le niveau général de démocratie et de développement économique s’est amélioré et des mécanismes de résolution des conflits ont émergé, permettant une baisse régulière du nombre des conflits.IMG_0084

2013 aura tout de même été une année turbulente sur le continent, et les questions de sécurité ont souvent occupé une place centrale dans les réunions internationales. Quelles grandes tendances peut-on dégager ?

Depuis quelques années, la nature de la violence sur le continent a changé assez radicalement. La majorité des conflits ne sont plus des « grandes guerres » : ils n’ont plus pour enjeu le contrôle de l’État, mais se déroulent aux confins de l’État, dans des périphéries peu ou mal gouvernées. Dans une Afrique de plus en plus urbanisée, l’État a tendance à concentrer son attention et ses efforts de développement sur la capitale et les grands centres urbains.

La nature de la violence a changé, les acteurs de la violence ont également évolué au cours des dernières années. En 2003, les salafistes algériens du GSPC organisaient leur première prise d’otages au Sahel. Dix ans plus tard, leur action a fait des émules, les groupes se sont multipliés, et le phénomène du terrorisme, auparavant relativement inconnu du continent africain, est devenu une préoccupation centrale. Ces groupes sont à la fois internationaux et locaux : ils partagent l’idéologie du jihad et leurs militants collaborent régulièrement en profitant des difficultés des États africains à contrôler leurs frontières. Mais leur montée en puissance est aussi étroitement liée au problème des périIMG_0061phéries oubliées : Al-Qaida au Maghreb islamique (AQMI) et le MUJAO au Sahel, Ansaru et Boko Haram au nord du Nigéria, Al-Shabaab en Somalie, ont chacun profité de la faiblesse des États et d’un sentiment de marginalisation vis-à-vis du pouvoir central pour prendre pied dans ces régions périphériques et s’implanter dans le tissu social local. Ne voir en eux que des groupes étrangers aux connexions mondiales serait une erreur : ils auraient déjà été éliminés s’ils n’avaient pas trouvé un réel écho auprès des populations locales.

Continuer…